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Rigolo malgré lui

On aurait dû les rencontrer séparément, mais l’actualité, ce jour-là, avait réuni Steve Carell et Anne Hathaway, les deux têtes d’affiche de Max la menace. En cause : une rupture un peu trop médiatisée de la belle et de son petit ami d’origine italienne, qui avait mis les journalistes de la Botte très en émoi.
Afin d’éviter de nouvelles salves de questions sur les mésaventures judiciaires de son ex-compagnon, l’actrice avait donc décidé de donner ses interviews en duo avec son complice à l’écran. Une entente qui s’est, manifestement, prolongée au-delà des plateaux. Entre éclats de rire et private jokes, pas facile de mener à bien un entretien…
"Une des raisons pour lesquelles je tenais beaucoup à tourner ce film, c’est qu’au fond de moi, je rêvais depuis longtemps de tourner une scène d’amour avec Steve Carell”, dit l’actrice sans esquisser le moindre sourire. “Pourquoi ai-je subitement l’impression qu’on se moque de moi”, poursuit l’acteur. “Si j’y croyais, je vous avoue que ça illuminerait ma journée, mais franchement, Anne…” “Cela ne te suffit pas qu’on ait tourné une scène d’amour ensemble, c’est ça ?”, ajoute-t-elle à deux doigts de l’éclat de rire.
C’est par contre tout à fait sérieusement qu’elle poursuit “J’ai découvert en jouant avec cet homme qu’il est meilleur comédien encore que tout ce dont vous pouvez rêver”. “Et moi qu’Anne est vraiment drôle. Ce n’est pas offense que de dire que je ne m’en doutais pas. En fait, c’est une qualité que l’on ne décèle jamais avait de rencontrer la personne”.
Des fatalistes optimistes
Il y a trois ans seulement, Steve Carell était peut-être déjà l’acteur hors du commun que sa partenaire décrit, mais personne, alors, ne le connaissait. Ce n’est qu’avec le succès de 40 ans, toujours puceau que le natif de Concord, Massachusetts a subitement accédé à la célébrité. “Et c’est un truc très étrange”, dit-il. “Ma femme et moi, il nous arrive de nous asseoir face à face et de nous pincer pour y croire. J’ai toujours gagné ma vie, on avait dans une belle maison et mes enfants ne manquaient de rien. Mais jamais je n’ai imaginé qu’un jour, je serai à Rome en train de donner des interviews à des journalistes venant du monde entier. L’avantage de cette situation, c’est que je sais aussi que ça peut s’arrêter. Je m’amuse, je profite”
“Nous somme des fatalistes optimistes”, ponctue Anne Hathaway qui a le sens de la formule. “Ma situation est un peu différente parce que j’ai commencé beaucoup plus tôt”, dit-elle encore. “Mais je n’ai pas été élevée avec la conviction que tout devait me tomber tout cuit dans la bouche. Je peux apprécier les bonnes choses mais il faut bien avouer que la vie change avec le succès.” Autre gros objet de surprise pour Steve Carell : découvrir qu’il fait rire dans des pays aussi différents du sien que la Russie ou l’Argentine. “Je veux bien le croire, si vous me le dites, mais j’ai du mal à imaginer, ça. Déjà, je trouve ça incroyable qu’on me trouve drôle. À cette échelle, je veux dire. Quand je travaille, je me demande toujours ce qui pourrait me faire rire moi, et j’essaie de coller à ça. Ou alors, à ce qui ferait rire ma femme. Parce que c’est quelqu’un de vraiment marrant.”
On lorgne vers James Bond
Clin d’œil à la série qui fit se gondoler l’Amérique dans les années 60 (et le reste du monde un peu plus tard), Max la menace lorgne, dans sa version cinéma, résolument vers James Bond. En plus gaffeur, évidemment. Et les acteurs, eux, dans quel camp se rangent-ils ? “Je suis plutôt Bondy”, confesse Anne Hathaway. “Et parmi les Bond, mon préféré reste Sean Connery, même si tous les autres avaient quelque chose”. “Moi aussi, je suis un grand fan de 007”, enchérit Steve Carell. “Pour moi, peu importe l’acteur qui l’incarnait, quand un nouveau <n>James Bond</n> sortait, j’étais super-impatient. D’ailleurs, j’ai été amoureux de toutes les James Bond girls et même de Moneypenny.”
C’est que l’un comme l’autre furent mis à contribution par le réalisateur pour tourner quelques scènes d’action digne des aventures des agents secrets qu’ils sont. “Dans une scène, je suis coincée dans une voiture et je dois donner un coup de pied dans le visage à Dwayne Johnson (The Rock, NdlR). Mais comme mon coude est bloqué par l’appuie-tête, je n’ai pas beaucoup de marge de manœuvre. Pendant la répétition, je l’ai fait pieds nus et c’était très facile. Mais quand il a fallu tourner pour de bon, j’avais de très hauts talons et mon pied est parti tout seul : je lui ai mis un coup terrible, j’aurais pu lui crever l’œil. La seule réaction de Dwayne était magnifique. Il a juste demandé au réalisateur si on devait retourner la scène une seconde fois.”
"Avec moi, il a été beaucoup plus vexant”, commente Steve Carell. “J’étais censé le bourrer de coups de poing et il m’a dit Tu sais, tu peux y aller, frappe franchement. Mais c’était exactement ce que j’étais en train de faire !”
Autre forme de défi, pour Steve surtout, une scène de danse débridée où sa partenaire pèse à peu près le double de son poids. “Nous avons beaucoup répété”, sourit-il. “J’ai fait quelques apparitions dans des comédies musicales, donc, j’avais déjà goûté à ça. En fait, il n’y avait pas grand-chose de technique là-dedans. Il fallait que l’on ait l’impression qu’il y avait un dialogue entre Anne et moi, alors que nous ne dansions pas ensemble mais avec d’autres partenaires. Nous avons tourné au moins le double, j’espère que sur le DVD, on en verra un peu plus. Parce qu’on s’est vraiment bien amusés.”

Isa M

« Max la Menace » réalisé par Peter Segal, avec Steve Carell et Anne Hathaway
Sortie le 10 septembre

Les films à voir…

La loi et l’ordre - Sortie le 8 octobre
C’est l’événement pour tous les fans d’Al Pacino et Robert De Niro. Après « Heat » en 1996, voici les deux géants du cinéma à nouveau réunis pour « Righteous Kill » (La loi et l’ordre, titre français). 90 minutes de confrontation entre les deux amis. Le film reprend le standard policier US. Après avoir passé trente ans ensemble dans la police de New York, les détectives Turk et Rooster sont prêts à tout, sauf à prendre leur retraite. Peu avant leur départ, plusieurs criminels sont assassinés selon le mode opératoire qui rappelle celui d'un serial killer que les deux enquêteurs ont mis sous les verrous plusieurs années auparavant. C'est le début d'une enquête à hauts risques où le tueur en série poursuivi pourrait bien être l’un des leurs…

Realisé par John Avnet
Avec Robert De Niro, Al Pacino, 50 cent, Carla Guqino

Coluche - Sortie le 15 octobre
C’est un tournant de la vie de Coluche que nous propose de retracer Antoine de Caunes derrière la caméra. Au départ, la demande des producteurs était de présenter l’ensemble de la vie du comique, mais le réalisateur préfère n’évoquer que la période des Présidentielles de Coluche, d’octobre 1980 à mai 1981. Septembre 1980 : Coluche triomphe tous les soirs au Gymnase. « Comique préféré des Français », il est au sommet de sa gloire. Toujours prêt à pousser le bouchon un peu plus loin, il décide, pour rire, de poser sa candidature à la Présidence de la République. Très vite, la France se bidonne, l'acclame, le soutient. Les sondages s'affolent, sa cote monte en flèche. Un moment de folie où la politique a pris le pas sur le comique et l’a botté en touche.

Réalisé par Antoine de Caunes
Avec François-Xavier Demaison, Léa Drucker, Denis Podalydès

Miracle à Santa Anna – Sortie le 22 octobre

Après avoir traité avec des gangsters cambrioleurs dans « Inside man - l'homme de l'intérieur », Spike Lee s'intéresse à la condition des soldats noirs pendant la Seconde Guerre mondiale. Basé sur le roman de James McBride, le film raconte l'histoire d'une escouade, exclusivement composée de soldats noirs américains, aux prises avec les forces allemandes dans un village des montagnes toscanes. Un drame militaire, donc, pour Spike Lee, qui y intègre une dimension religieuse. Pour l'occasion, le metteur en scène dirige Derek Luke (Antwone Fisher, Lions et agneaux) et John Turturro (The Big Lebowski, Barton Fink). Le film « Indigènes » a visiblement inspiré Spike Lee, toujours à l'avant-garde de la mémoire noire-américaine.

Réalisé par Spike Lee
Avec Derek Luke, Pierfrancesco Favino, Omero Antonutti

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