La Une
Festival
Musique
Théâtre
Cirque
Cinéma
Danse
Livres
Arts Visuels
Art de Vivre
Bienvenue au Pays des Merveilles

La Cie Montalvo-Hervieu, en tournée partout en France, fera une halte au Théâtre de Mende avec son magnifique spectacle « La Bossa Fataka ».
Présenté comme un joyeux télescopage entre un fragment d’un poème phonétique, « Die Karawan » d’Hugo Ball, et le nom d’un grand compositeur français et théoricien de la musique au 18ème siècle, Jean-Philippe Rameau, le titre de la dernière création des chorégraphes José Montalvo et Dominique Hervieu, révèle une étonnante connivence avec le mouvement Dada. Le spectacle, proposé en partenariat avec l’Adda / Scènes Croisées de Lozère dans le cadre de l’opération « Théma Jeunesse », mêle durant 50 minutes, mêle l’univers baroque de Rameau aux trouvailles technologiques, entre projection d’images et illusions chorégraphiques.
Il va s’en dire qu’ici, l’utilisation des images est un leitmotiv dans le travail des chorégraphes, formant un tout avec la danse et la musique. La Bossa Fataka ,’est autre qu’une folie douce portée par un éventail de couleurs vives et une chorégraphie empruntant aussi bien au mime qu’au hip-hop. L’univers de Jean de La Fontaine sert de toile de fond et, par un subtil jeu de citations où l’ancien et le moderne s’éclairent et se multiplient, le spectateur entre au pays des merveilles des sonorités de Rameau.
À l’époque de leur premier triomphe international, « Paradis », José Montalvo et Dominique Hervieu avaient eu l’idée d’en composer une version de poche, « Un nioc de Paradis », spectacle que le jeune public s’était immédiatement approprié. Avec leur savoir-faire, le duo s’est amusé à créer une variation chorégraphique de « On danƒe » qui parle à la part d’enfance que chacun porte en soi. Elle concentre une multitude de petits bonheurs chorégraphiques et autres fantaisies numériques. « La Bossa Fataka de Rameau », avec vue sur le Trocadéro, reprend ainsi des éléments de cette précédente production de la maison Montalvo-Hervieu.
Défilent sur scène et à l’écran, dans un univers fantasmagorique, des animaux plus grands que nature par la magie de projections. Pendant ce temps, des interprètes intrépides manient le saut de puce et le pas de deux avec brio. Alors, dans un monde irréel et magique, danseurs et images vidéo se répondent, jouent ensemble, et viennent célébrer la joie qui est au coeur de la musique de Rameau. Imagination, extravagance et délire : ce spectacle est un hymne au plaisir de danser !

La Bossa Fataka de Rameau / Cie Montalvo Hervieu : le 24 octobre au Théâtre de Mende (04 66 65 18 06).

Les douces résistances de Matthieu Hocquemiller

C’est à l’initiative de Kaléidoscope, une association composée de passionnés de culture, que le Théâtre du Périscope ouvre ses portes en 1999. Situé au cœur du quartier Nord Gambetta de Nîmes, cet ancien cinéma, judicieusement réhabilité afin de permettre un meilleur accueil du public et des artistes, est aujourd’hui l’un des hauts lieux régionaux représentant l’art d’aujourd’hui. Récemment conventionné par la région et le département la structure gardoise confirme ainsi son importance au sein de la vie artistique régionale.
Avide de sonder sans relâche la création contemporaine, le Théâtre du Périscope présente sa programmation 2008/2009, une saison placée à la fois sous le signe de la multiformité et de la singularité. D’octobre à mai, la danse, mais aussi le théâtre, le cirque, et la musique reflèteront les multiples richesses du spectacle vivant. En ouverture de ce plantureux banquet culturel, « J’arrive plus à mourir » de Mathieu Hocquemiller marquera le début des réjouissances.
Issu des arts du cirque, Matthieu Hocquemiller, passionné pour les arts du mouvement, se tourne vers la danse. Eperdument transporté par cette discipline, il s’initie à des pratiques très diverses : contemporain, capoeira, hip-hop, contact-impro. Il se lance avec ses propres chorégraphies, « J’a » en 2004, puis « On épluche bien les oignons » en 2005. Sa troisième création « Je n’arrive plus à mourir », présente un quintet tirant ses origines des écrits de Miguel Benasayag, philosophe et ancien résistant guévariste argentin qui considère que perdre la projection dans l’avenir, ce n’est pas seulement perdre une idée du futur, mais bien perdre, au présent, ce qui fait sens et les raisons d’agir.
« C’est cette perte de sens, ce désarroi que je voulais aborder ici » déclare le jeune montpelliérain à propos de sa dernière pièce, qui questionne délibérément l'attitude de toute une génération en bascule face à un futur chargé de menaces, l'expression sensible d'un état d'urgence. À travers une danse instinctive et engagée, Mathieu Hocquemiller fait voler en éclat les convenances et les prés carrés de la société contemporaine pour trouver une alternative ce désespoir serein.

Mathieu Hocquemiller / Cie A Contre Poil du Sens : J’arrive plus à mourir
Les 9 et 10 octobre au Théâtre du Périscope, Nîmes (04 66 76 10 56).
Na Loba, Pennautier (04 68 11 45 32).

Ode à la féminité

Après avoir parcouru le monde entier, Carolyn Carlson fonde en 1999 l’Atelier de Paris-Carolyn Carlson sur le site de La Cartoucherie, avec le soutien de la Ville de Paris. Rapidement, l’Atelier de Paris devient un lieu de référence en matière de formation professionnelle pour les danseurs. En 2005, Carolyn est nommée à la direction du Centre chorégraphique de Roubaix Nord-Pas-de-Calais. C’est alors qu’elle chorégraphie « Inanna », pièce pour sept femmes.
Dans ce spectacle, Carolyn Carlson signe un magnifique hommage à la femme, à sa puissance créatrice et guerrière ainsi qu’à sa sensibilité et à son mystère. Cette pièce où la qualité individuelle de chaque interprète révèle la brillante maîtrise du mouvement, s’inscrit dans la ligne de la chorégraphe américaine à travers une exceptionnelle poétique du geste.
Carolyn Carlson dévoile ici une danse oscillant entre une gestuelle du quotidien et le mystère du rituel de cette déesse emblématique du Panthéon Sumérien qu’est Ianna, divinité de la guerre, de l’amour et de la fertilité. Véritable ode à la féminité, « Inanna » offre une déclinaison sublime et chatoyante de la femme dans tous ses éclats !

Carolyn Carlson/Centre Chorégraphique National Roubaix : Inanna
Le 24 octobre au Théâtre, Scène Nationale de Narbonne (04 68 90 90 20).

Les Brèves

Après avoir programmé pendant huit ans les plus grands chorégraphes contemporains, Europa Danse présente Picasso et la Danse. Trois ballets, trois visions de l'univers scénique de Picasso, du cubisme et du monde saltimbanque de la création très française de Cocteau à la vogue andalouse des années 1920, en passant par l'âge d'or du ballet russe. Satie et Stravinsky triomphent !

Danse à partir de 8 ans
Picasso et la Danse / Cie Europa Danse
Le 22 octobre au Théâtre de Nîmes (04 66 36 65 10).

6M1L (6 mois 1 lieu) est un projet impulsé par Xavier Le Roy, artiste associé au Centre chorégraphique de Montpellier depuis 2007. Les conditions essentielles sont que le travail prenne place dans un lieu (le CCN), pendant 6 mois sans interruption, et implique un nombre défini de personnes : 9 artistes et 9 étudiants d’ex.e.r.ce 08. Différents types d’ouvertures publiques sont proposés (spectacles, entretiens…).

Centre Chorégraphique National de Montpellier (04 67 60 06 70).
Mementobis.fr, le webzine culturel de la Région Languedoc-Roussillon. Retrouvez l'ensemble de l'actualité culturelle de votre magazine Memento, et les + du Web : culture, concours, programmes cine, forum, vidéo, dernières news, ...